Deux traits de peinture sur un tronc, et l'on sait où l'on va. Ce langage tient en très peu de signes, il est le même partout en France, et l'ignorer transforme une promenade en aller-retour contrarié.
La couleur dit le type d'itinéraire
Un trait blanc au-dessus d'un trait rouge signale un sentier de grande randonnée, conçu pour être parcouru sur plusieurs jours et relier des régions entières. Un trait jaune au-dessus d'un trait rouge indique une grande randonnée de pays, qui décrit une boucle à l'échelle d'un territoire. Un trait jaune seul désigne un sentier de promenade et randonnée, généralement une boucle de quelques heures au départ d'un village. Les couleurs ne classent pas la difficulté : elles annoncent la vocation du chemin, et donc sa longueur probable.
Trois signes suffisent
Une marque simple confirme que l'on est sur le bon itinéraire et invite à continuer tout droit. La même marque disposée en angle, comme un coude, annonce un changement de direction du côté vers lequel elle pointe : elle se place avant l'intersection, pas après. Enfin, une croix indique que la voie empruntée n'est pas la bonne, et c'est le signe le plus utile de tous, puisqu'il apparaît précisément là où l'on vient de se tromper.
Ce que l'absence de marque veut dire
Sur un itinéraire correctement entretenu, les marques se suivent à vue ou presque : marcher longtemps sans en voir aucune signifie le plus souvent qu'on a manqué un changement de direction. Le réflexe utile est de revenir au dernier repère certain plutôt que de continuer en espérant retrouver le fil. Ces marques sont posées et rafraîchies par des bénévoles, ce qui explique qu'elles vieillissent inégalement d'un secteur à l'autre.
Balisage n'est pas signalisation
Il faut distinguer ces traits peints des panneaux directionnels installés par les gestionnaires de forêt ou par un parc naturel. Les seconds donnent des noms de lieux et des distances, les premiers ne donnent qu'une direction. Les deux coexistent souvent sur le même chemin sans se contredire, mais seul le balisage garantit la continuité d'un itinéraire d'un bout à l'autre, ce qui compte sur les parcours que décrivent nos randonnées.
Avant de partir
Repérer la couleur du circuit choisi et la retenir : sur un carrefour où trois itinéraires se croisent, c'est elle qui départage, et c'est aussi ce qui permet de décrire sa position si l'on doit demander son chemin, comme le rappelle notre présentation du sud Yvelines.









